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Le prix de la puissance : Quand l'extraordinaire dévore l'humanité dans *Dorohedoro* et *Bungo Stray Dogs*

  • il y a 17 heures
  • 4 min de lecture

Bonjour, c'est Misaki.

En comparant *Dorohedoro* et *Bungo Stray Dogs*, j'ai fait une découverte inattendue.

À première vue, tout semble les opposer : l'un est un univers de chaos et de violence brute, l'autre est une lutte de pouvoirs portée par une narration complexe. Pourtant, en creusant sous la surface, une « cruelle vérité » semble les relier.

L'idée est la suivante : acquérir un don ou une magie n'est pas une quête de puissance, mais plutôt un processus d'érosion de son propre être.

Les traces de la perte inscrites dans la mutation corporelle — *Dorohedoro*

Chaque fois que je plonge dans l'univers de *Dorohedoro*, je suis bouleversée par la force brute de la vie, mais aussi par ce sentiment d'irréversibilité qui l'accompagne.

Prenons le protagoniste, Kaiman. Sa tête a été transformée en reptile par un mage. À travers son masque de protection, on devine la texture des écailles et l'éclat d'un regard qui n'est plus tout à fait humain. Le prix à payer pour son immunité face à la magie, c'est précisément la perte de sa forme humaine.

Pour mieux comprendre, j'ai tenté d'analyser sa situation selon un indice personnel :

**[Analyse de l'indice de perte de soi de Kaiman]**

* **Taux de mutation physique : 95 %** (perte des traits humains, transformation physiologique en reptile).

* **Taux de rupture mentale : 30 %** (rupture avec le passé due à l'amnésie, mais maintien d'une humanité grâce aux liens avec ses compagnons).

Ce chiffre révèle une contradiction fascinante : bien que son corps ait presque cessé d'être humain, son humanité — ce côté viscéral, son appétit, son attachement à ses proches — demeure intacte, malgré le chaos ambiant.

Même au milieu de magies grotesques et violentes, comme le « Mushroom Magic » de En, les personnages semblent vivre avec une certaine insouciance. Cet humour noir si particulier est peut-être l'expression d'une force vitale intense : celle de ceux qui, bien qu'ayant perdu leur forme originelle, tentent d'accepter leur « nouveau moi ».

L'ombre tapie dans l'érosion de l'esprit — *Bungo Stray Dogs*

À l'inverse, l'usage des pouvoirs dans *Bungo Stray Dogs* évoque une érosion beaucoup plus mentale et intérieure.

Dans cette œuvre, les capacités semblent intrinsèquement liées aux traumatismes, aux blessures passées ou au « karma » des personnages. Contrairement à *Dorohedendo* où le corps change physiquement, ici, l'apparence reste la même, mais une peur silencieuse s'installe : à chaque utilisation du pouvoir, les contours de l'âme semblent s'effriter.

**[Indice d'érosion mentale des utilisateurs (estimation)]**

* **Taux de mutation physique : < 5 %** (les changements physiques sont quasi inexistants).

* **Taux de rupture mentale : 85 %** (déconnexion de soi-même due au poids du passé lié au pouvoir).

Ce chiffre illustre la douleur de voir son identité se détacher de ce que l'on était, sous le poids de la puissance acquise. Le pouvoir finit par altérer ce que l'on cherchait précisément à protéger. Cette tristesse irrésistible s'insinue dans nos cœurs, aussi éphémère et pesante que la buée d'un matin d'hiver.

Ce que la comparaison des chiffres nous révèle

En confrontant ces deux œuvres selon deux axes — la mutation physique et la rupture mentale — une distinction nette apparaît :

* ***Dorohedoro*** : Mutation physique (Haute) × Maintien psychologique (Haut)

* ***Bungo Stray Dogs*** : Mutation physique (Basse) × Rupture mentale (Haute)

Cette analyse met en lumière deux types de cruauté différents.

La cruauté de *Dorohedoro* réside dans la violence extérieure : la forme qui définit notre être est physiquement brisée. Cependant, il existe une force de « renaissance » (comme celle de Nikaidou ou le simple plaisir d'un bon repas) pour accepter ce chaos.

À l'inverse, la cruauté de *Bungo Stray Dogs* est une érosion intérieure : le moi est lentement, et sans issue, rongé par le pouvoir lui-même.

Dans les deux cas, le don n'est pas un symbole de force, mais plutôt une forme de malédiction qui dépouille l'individu de ce qui fait son humanité.

Une lutte acharnée pour combler le vide

Pourtant, je reste convaincue d'une chose.

Même si une partie de nous-même est perdue, même si nous devenons méconnaissables aux yeux du monde...

Tout comme Kaiman poursuit les mages pour retrouver son identité et ses souvenirs ;

Tout comme ces jeunes utilisateurs de pouvoirs cherchent leur place au milieu de leurs propres démons...

L'enjeu n'est pas de se lamenter sur ce qui a été perdu, mais de voir comment survivre dans ce monde injuste avec ses propres cicatrices, en embrassant ce « nouveau soi ». C'est cette détermination vibrante qui constitue, selon moi, le thème le plus magnifique de ces deux œuvres.

La puissance écrasante de Noi qui pulvérise le sol sans aucune retenue ; le choc d'une révélation qui vient compléter la pièce manquante du puzzle de l'identité de Kaiman...

Chaque fois que je revois ces scènes, je suis profondément émue par l'âme brute de ces personnages qui, malgré la perte de leur forme ou de leur essence, refusent de renoncer à la vie.

Acquérir un pouvoir, c'est perdre une part d'humanité.

Mais peut-être qu'au bout de cette perte, nous pouvons enfin rencontrer notre véritable moi.

C'est pour cette raison que je ne peux détacher mon regard de ces deux épopées.

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